Albifun.com, le site des supporters du Sporting Club Albigeois


Aller au contenu

Albi - Paris

Matchs > Retour


ALBI 38---PARIS 24


Un match qui laisse tant de regrets, l'impression d'une saison où il y avait sûrement mieux à faire ,
Aujourd'hui on avait vraiment une équipe de Top 14 …



700 bornes en autobus, on a mal supporté !



Devant c'était enfin solide



En lever de rideau nos jeunes minimes ont rencontré ceux de Montastruc



Un stadium survolté comme ... il y a si longtemps



Albi , c'était pas les vacances !



Herrero , je le voyais plutôt du coté de Mayol ?



L'émouvant adieu de Benji à son public



C'est pas la joie chez les beaux gosses du Stade Français



Sébastien au mieux de sa forme



Daniel Farani KO debout ne voulait pas quitter le terrain



Mirco Bergamasco file à l'essai





Pierre Gilles , Benjamin et Kevin, vous nous manquez déjà !
(photos Frédéric Chenier)



la dernière fois à la maison ...



Arrivée des joueurs une heure avant le match



Yves Cluzel, pour une fois son "Se Canto" n'a pas porté malheur



Le commissaire Broussard responsable de la sécurité dans les stades de rugby, est venu féliciter
Pierre Marc Fernandez responsable de la sécurité du stadium où aucun incident n'est à déplorer



on a retrouvé la confiance dans tous les secteurs du jeu



et de 10 ! Blachu ne fait plus la loi !

une petite vidéo souvenir de cette formidable journée






Les photos de Bernard Laurent




Les photos de Frédéric Chenier






L'analyse de TarnXV



Paris martyrisé ! Mais Albi libéré !


Se canto, que canto … c’est sur ce magnifique chant traditionnel occitan repris par plus de 8000 spectateurs, véritable hymne à l’amour, que les joueurs du Stade Français et du Sporting Club Albigeois font leur entrée sur le terrain.

Un soleil printanier illumine le Stadium et réchauffe le cœur meurtri des supporters Albigeois qui savent que c’est le dernier match en TOP 14 avant peut-être un long moment. Il y a beaucoup d’émotions autour et sur le terrain. D’autant que les jeunes Benjamin LAPEYRE, Kevin BOULOGNE et Pierre Gilles LAKAFIA, tous à l’origine de la remontée et du renouveau Albigeois, vont fouler pour la dernière fois cette pelouse devant un public tout acquis à leur cause.

Bref tout est réuni pour que ce soit la fête à Albi ! Mais voilà, le Stade Français, quart de finaliste de la dernière HCUP, une des meilleures équipes de l’hexagone de ces dix dernières années, ne l’entend pas ainsi, d’autant qu’il lui reste un espoir de jouer les barrages de la phase finale du Championnat de France ou de décrocher une place pour la prochaine campagne européenne mais cela passe par une victoire bonifiée dans le Tarn.

Monsieur David ROSICH du Comité Armagnac Bigorre libère les deux équipes et dès le coup d’envoi Iulian DUMITRAS récupère le ballon et allume une première mèche. A la retombée du ballon, il donne à Pierre CORREIA qui transmet à Timothy BOWKER, puis Bastien MARUT retrouve le soutien des avants. Daniel FARANI tente de passer en force mais échoue au pied des poteaux. Albi garde la possession du ballon, une première mêlée, puis une seconde qui s’écroule également. Le référé sanctionne Sylvain MARCONNET. Benjamin LAPEYRE en moyenne position ouvre la marque sur pénalité, 3 à 0 pour le SCA.

Les Stadistes n’ont apparemment pas vraiment digéré leur récente élimination en HCUP et ont semble-t-il moyennement apprécié les 700 km en bus en raison de la fermeture des aéroports Parisiens suite au nuage de cendres provoqué par l’éruption d’un volcan Islandais. Ils n’y sont pas en ce début de partie, Bastien MARUT et Dave VAINQUEUR viennent au contest du ballon et provoquent la faute des Franciliens. Benjamin LAPEYRE, des 47 mètres en coin, ajoute trois points supplémentaires, 6 à 0 (5’).

Le Stade Français tente bien de réagir par une relance de Noël OELSCHIG bien relayé par Dimitri SZARZEWSKI mais son partenaire troisième ligne centre envoie le ballon en touche. Les Albigeois sont morts de faim à l’image d’un Bastien MARUT dans tous les bons coups de son équipe. Il arrache un nouveau ballon à Mirco BERGAMASCO et sur la contre attaque Iulian DUMITRAS remet la pression sur la défense des visiteurs. BOWKER, LAKAFIA et CORREIA sont déjà là, l’arrière Parisien ne lâche pas le ballon et est aussitôt sanctionné. Benjamin LAPEYRE porte le score à 9 à 0 (10’), puis 12 à 0 (12’) des 45 mètres en coin suite à une position de hors jeu des joueurs Stadistes qui n’ont pas fait l’effort de se replier sur une nouvelle relance de Noël OELSHIG.

Les Albigeois plaquent à tour de bras et y mettent parfois un peu trop d’ardeur. Pierre Gilles LAKAFIA écope d’ailleurs d’un carton jaune pour un plaquage cathédrale sur Mirco BERGAMASCO (14’). En infériorité numérique le SCA va perdre l’initiative du jeu et subir un peu plus. Au troisième balayage du terrain dans la largeur, il manque un défenseur en bout de ligne côté SCA et Antoine BURBAN en profite pour inscrire le premier essai, 5 à 12 (19’).

Le rythme du match est élevé, il fait plus de 20° en ce début d’après-midi de la mi-avril et Monsieur ROSICH a du mal à suivre les actions, oubliant quelques en-avant évidents ou bien encore cet écran manifeste d’un joueur Parisien sur Dave VAINQUEUR qui était à la lutte pour récupérer un bon ballon d’attaque.

Les avants Albigeois bousculent leurs vis-à-vis en mêlée et les mettent une nouvelle fois à la faute. Benjamin LAPEYRE essuie un premier échec sur pénalité des 50 mètres en face (29’). Une domination que Iulian DUMITRAS tente tout de même de mettre à profit en tentant le drop mais il n’a pas plus de réussite. Trop indisciplinés, les Stadistes commettent une faute en touche sur le sauteur Albigeois. Benjamin LAPEYRE ne laisse pas passer deux fois l’occasion, 15 à 5 (30’).

Paris est muselé et malmené en conquête. Alors Paris s’en remet à ses individualités et croit un instant être revenu dans le match lorsque Mirco BERGAMASCO mystifie deux défenseurs Albigeois et inscrit le deuxième essai de son équipe, 12 à 15 (36’).

Marc GASNIER, l’autre ailier et star du Stade Français, n’est pas en reste et fait aussi admirer sa pointe de vitesse et ses crochets. Il faut toute la vigilance et la rapidité de Dave VAINQUEUR pour le pousser en touche à 5 mètres de la ligne d’en-but.

Un dernier regroupement en faveur des Albigeois juste avant la mi-temps et SLIMANI va payer l’addition des nombreuses fautes de son équipe au cours de ce premier acte en écopant à son tour d’un carton jaune.

Au retour des vestiaires, les Parisiens offrent trois points de plus à Benjamin LAPEYRE suite à une cravate de Pascal PAPE sur Sébastien PAGES, 18 à 12 (45’).
Albi multiplie les temps forts, Benjamin LAPEYRE tente le drop, sans réussite (49’). Mais sur le renvoi, l’arrière Albigeois monte une chandelle pour Pierre Gilles LAKAFIA qui récupère le ballon. S’ensuit une attaque grand côté par Bastien MARUT, un premier point de fixation se crée, Sébastien PAGES pour Daniel FARANI, Baptiste HECKER redouble avec PAGES qui adresse un superbe service à Dave VAINQUEUR qui plonge aplatir l’essai. Du grand art ! Le score passe à 23 à 12 (51’).

Les Parisiens balbutient leur rugby et sont en plus gourmands. Ils préfèrent aller chercher la pénal touche que de tenter la pénalité des 22 mètres face aux poteaux. Mal leur en a pris car ce choix n’amènera rien de bon.

Kevin BOULOGNE remplace l’excellent Sébastien PAGES à la cinquante cinquième. Auparavant PRIME et LAFOY étaient entrés à la place de SORE et CORREIA, auteurs d’une belle prestation également.

Du sang neuf à Albi et Paris qui recule à nouveau en mêlée. Monsieur ROSICH est intransigeant et pénalise à chaque fois les stadistes. Heureusement pour eux, Benjamin LAPEYRE essuie un échec des 22 mètres en coin (58’).

La pression reste forte, François TISSEAU et Cyriac PONNAU y vont de leurs percussions et provoquent la faute. Il n’en faut pas plus pour faire briller à nouveau Benjamin LAPEYRE, 26 à 12 (59’). Albi est libéré !

Avec un tel jeu, une telle maîtrise, de telles qualités de cœur et d’envie, on est en droit de se questionner sur le comment cette équipe a-t-elle pu passer à côté de son sujet toute une saison.

Grâce à un coup de pied phénoménal Iulian DUMITRAS renvoie tout et pèse énormément sur la rencontre. Noël OELSCHI tente de remonter un nouveau ballon mais celui-ci retombe dans les bras de Kevin BOULOGNE au niveau de la ligne médiane. Tel un obus, le demi de mêlée du SCA transperce toute la défense des hommes de DELMAS pour inscrire le deuxième essai du SCA, 33 à 12 (60’).

A peine entré, le futur Usapiste est intenable, il est encore là pour récupérer une passe aveugle d’Antoine BURBAN et « se faire la malle ». Même si on le savait déjà, le garçon a du talent et est intelligent. Il donne intérieur à Benjamin LAPEYRE qui va aplatir le troisième essai au pied du poteau de coin, 38 à 12 (65’).

Les Parisiens ne sont pas loin de sombrer totalement sur un départ au ras d’un regroupement de Kevin BOULOGNE, au relais Daniel FARANI dont la passe pour Pierre Gilles LAKAFIA est mal ajustée et l’ailier commet un en-avant alors qu’il semblait démarqué.

Plus rien ne pourra venir gâcher la fête des Albigeois mais les joueurs du Stade Français ont du panache. Durant les dix dernières minutes ils vont se ressaisir et marquer deux nouveaux essais par Lionel BEAUXIS (73’) et Guillaume BOUSSES (79’).

Score final : 38 à 24 en faveur du SCA.

Quel match ! Tout le groupe sans exception est à féliciter, entraîneurs et joueurs.
Il y a eu tant de belles choses que c’est difficile d’en retenir une plutôt qu’une autre. Toutefois l’image de nos trois jeunes, portés en triomphe par leurs partenaires, et qui s’en iront la saison prochaine poursuivre leur carrière dans les plus grands clubs, nous honorent vraiment.

Tout comme l’étreinte de Benji à Francine, elle restera à jamais gravée dans la mémoire des nombreux supporters Tarnais et si un jour tu veux revenir (même si on te souhaite le meilleur à Toulon), sache Benjamin que, pour nous supporters, tu es ici chez toi.

Ce match était parait-il de loin le plus déséquilibré de la vingt-cinquième journée du TOP 14 mais les Albigeois ont su déjouer tous les pronostics. Albi a joué un très grand match de TOP 14 et a prouvé qu’il était digne du standing de l’élite du rugby national.

Dès lors le SCA peut s’en retourner en PRO D2 la tête haute ; ses supporters peuvent être fiers de leurs dirigeants et de leur équipe qui en aucun moment n’ont faussé le championnat (contrairement à d’autres) .

Certains parleront d’une victoire de prestige. Ici, dans l’Albigeois, on pense que c’est bien plus que ça !

Page d'accueil | Matchs | Equipes | Supporters | Videos | Forums & Chat | YapakeleSCA | Liens | Plan du site


La vérité de demain se nourrit de l'erreur d'hier. | sca@albifun.com

Retourner au contenu | Retourner au menu