www.albifun.fr le site officiel des supporters du Sporting Club Albigeois, Club de rugby de ProD2


Aller au contenu

Aurillac - Albi

Matchs > Matchs retour


AURILLAC 6 ---ALBI 6


Féroce engagement devant durant tout le match




La grosse moisson en touche de Yohan Misse



Capturé par Sébastien !



Ils étaient là, hurlant dans la grisaille et le froid !



Pretty Women



Ces deux points pris à Aurillac ne sont pas une mauvaise affaire
on ne gagne pas chez les Cantalous ...



Le compte rendu de Tarn XV


NUL N’EST PARFAIT !



Pour les Aurillacois, qui à la faveur d’une dernière victoire à Narbonne sont revenus dans la course à la qualification, c’était le match de la dernière chance pour espérer pouvoir encore envisager de participer aux demi-finales. Mais les Cantalous n’avaient pas d’autre impératif que de gagner pour rester accroché au bon wagon car tout autre résultat les sortirait définitivement de cette hypothèse. C’est dire si la tache des Albigeois était périlleuse à l’occasion de cette vingt-septième journée, surtout que les Tarnais n’ont jamais réussi à s’imposer jusqu’ici sur ces terres Auvergnates où le climat y est si rude et les hommes si généreux dans l’effort. Pourtant le Sporting et les nombreux supporters ayant fait le déplacement ne cachaient pas leurs ambitions de ramener des points du Cantal comme ils l’ont fait dernièrement d’Oyonnax, d’autant que le fils Broncan n’a encore jamais gagné contre l’équipe qu’entraîne son père.

Mais le Stade Aurillacois se présentait au complet face à un Sporting Club Albigeois qui ne comptait pas moins de dix blessés dans ses rangs et une troisième ligne fortement décimée suite aux blessures récentes de Florent Fourcade, Laurent Baluc-Rittener et Bastien Marut. Pour palier à ces absences Henry Broncan décida finalement de titulariser au poste de flanker le centre Timothy Bowker. Dans le même temps il procéda à un roulement important de son effectif puisque pas moins de huit changements étaient effectués dans le XV de départ par rapport à celui qui débuta contre le Lyon Olympique Universitaire une semaine auparavant.

D’entrée de jeu les locaux monopolisent le ballon durant près de deux minutes mais déjà les conditions de jeu apparaissent difficiles pour les trente acteurs et amènent le premier en-avant d’une série assez impressionnante de part et d’autre. Les fortes chaleurs de ces derniers jours et la pluie fine des dernières heures ont favorisé la formation de la rosée et rendu le ballon tel une savonnette très glissant.

Première mêlée, le pack Cantalou subit la pression de la jeune première ligne Albigeoise composée de Florian Prime, Cyriac Ponnau et Nicolas Frize et doit se résoudre à laisser l’initiative du jeu aux visiteurs. Le temps chagrin n’invite pas à la création alors les deux équipes usent et abusent de chandelles dont l’intérêt n’est autre que de provoquer la faute adverse. Le jeu au pied s’apparente à une loterie d’autant qu’un vent de travers complique encore un peu plus l’exercice. Frédéric Manca, pourtant très à l’aise dans ce secteur, dévisse d’ailleurs sur sa première tentative de drop (10’). Maxime Petitjean en fin de rencontre et Thomas Fournil à la sirène n’y échapperont pas et essuieront la même mésaventure dans leurs tentatives respectives. A l’ouverture, Romain Sola d’un côté et Jérémy Bourlon de l’autre ont certes déjà beaucoup de talent et un bel avenir à ce poste mais en ne parvenant pas à dompter les éléments naturels ils n’auront qu’en de trop rares moments l’occasion de le mettre en évidence et ne pèseront pas vraiment sur le jeu de leur équipe. Ainsi la partie s’est vite résumée en un combat d’avants dans le petit périmètre et Jacques Nieuwenhuis fut rapidement rappelé à l’ordre par le corps arbitral qui lui reprochait d’effondrer volontairement les mauls des visiteurs. A la troisième fois, le Namibien écope d’un carton jaune de Monsieur Salem Attalah (13’) et permet à Frédéric Manca d’ouvrir le score sur une pénalité à vingt-cinq mètres décalée sur la droite, 3 à 0 (14’).

Albi fait alors la démonstration d’une plus grande puissance au niveau de son pack qui tient mieux le cuir. Mais les Albigeois n’en profitent pas car ils font aussi preuve d’énormément de fébrilité sur les ballons en hauteur et commettent trop de fautes de main. Sur la mêlée suivante, un problème de liaison au niveau de la troisième ligne Albigeoise est sanctionné. Jérémy Bourlon égalise, 3 à 3 (16’).

A l’image d’un Yohann Misse impérial dans les airs, le SCA est aussi fort en conquête et les prises de balle impeccables sont autant de lancements de jeu propres pour les Tarnais. Mais la transformation n’est pas évidente ou se montre trop lente pour prendre à défaut la défense Cantalienne bien en place pour l’instant. Il faut attendre une bonne vingtaine de minutes pour voir enfin la première véritable attaque Albigeoise initiée petit côté par Sébastien Pages. Le soutien est présent et le jeu rebondit au large. Aurillac se met à la faute. Albi prend la mêlée mais n’exploite pas bien la suprématie qui est la sienne en supériorité numérique. C’est déjà le retour du carton jaune et le jeu se caractérise toujours par un manque d’alternance et se cantonne au près. Les lignes arrières ont sans doute été mises au chômage technique et ne bénéficient nullement du travail des avants sur maul porté. Le monstre à seize pattes a beau avancer sur près d’une trentaine de mètres, pour rien, une maladresse ruine vite à néant ce travail de sape (31’). L’attaque est en berne, inefficace, seul Dave Vainqueur apparait un peu plus percutant sur son aile. Un nouvel assaut lancé par Romain Sola avorte par maladresse, la passe entre Frédéric Manca et Anthony Poujol est mal ajustée (35’). Toutefois le match est plaisant pour ceux qui aiment le combat d’avants. Mais il ne suffit évidemment pas de dominer en conquête et d’avoir la possession du ballon pour concrétiser au score. Car si Albi a nettement pris l’ascendant durant la première mi-temps, son emprise est restée quasiment stérile et les deux équipes regagnent le vestiaire sur la marque étriquée de 3 à 3.

La rencontre reprend comme elle avait débuté par une offensive Aurillacoise mais Mikaël Gracia est déjà pris dans la nasse Albigeoise et n’a même pas le temps de retrouver la flèche Fidjienne Ropate Ratu (41’). Albi opère en contre par Anthony Poujol mais l’ailier ne parvient pas à garder le ballon sur le terrain (45’). Le XV d’Aurillac fait maintenant jeu égal et obtient une mêlée à cinq mètres de la ligne du SCA. Les sorties de balle sont toujours aussi compliquées, l’action échoue à nouveau sur une faute de main (47’).

Les fautes succèdent aux fautes, les mêlées succèdent aux mêlées, tout cela manque de vitesse et de fluidité. Dave Vainqueur et Michel Denêtre partent défier leurs homologues mais ils ne trouvent pas plus la clé que les autres pour entrouvrir une brèche (51’). Sofiane Guitoune n’est pratiquement jamais servi. A demi-heure de la fin, le père Broncan choisit d’abattre presque toutes ses cartes en procédant à six changements d’un seul coup, gardant seulement en réserve Paul Guffroy et Paul-Alexandre Oro (52’). Une première ligne complète (Benjamin Sore, Pierre Saby, Pierre Correia) et une nouvelle charnière (Maxime Carabignac et Thomas Fournil) entrent en jeu ainsi que le jeune international des moins de vingt ans Geoffrey Palis. Le pack jaune et noir recomposé avance, le maul est toujours aussi bien structuré, premier arrêt, deuxième arrêt … la balle est redonnée au camp défendant car les coéquipiers de Vincent Clément restent sourds aux annonces de Monsieur Attalah (53’). La puissance ne fait pas tout ! Cette nouvelle première ligne met tout de même au supplice sa rivale et obtient la pénalité qui permet à Frédéric Manca de procurer un court avantage aux Tarnais, 6 à 3 (56’).

Une heure, c’est le temps qu’auront mis les trois-quarts Aurillacois pour lancer leur première véritable attaque. Elle se termine comme les précédentes par un en-avant … Et comme depuis le début de la saison, cette équipe rencontre toujours autant de difficultés pour développer un jeu de mouvement. Vincent Clément et Maxime Carabignac s’échappent petit côté, un passage par le sol, Aurillac regagne le ballon suite à un talonnage à la main non signalé 61’). Pierre-Henry Broncan opère à son tour à des changements. Andrei Ostrikov mais surtout Maxime Petitjean font leur entrée. Le demi d’ouverture Cantalou a aussitôt la possibilité de montrer l’étendue de ses talents de buteur. Des cinquante cinq mètres en coin, le coup de pied est superbe, 6 à 6 (64’).

Les deux équipes sont finalement tellement proches qu’elles n’arrivent pas à se départager et elles en viennent successivement comme par mimétisme à faire les mêmes fautes : touches directes (65’ et 67’). Paul Guffroy remplace Crisjan Van Der Westuysen, la mêlée Aurillacoise se relève sous ses poteaux mais c’est Pierre Correia qui est sanctionné (70’). Il y a toujours autant de déchets et très peu de continuité dans le jeu vu que chaque camp se sépare du ballon de plus en plus vite. Sur un ballon de récupération Paul Guffroy alerte bien Dave Vainqueur. Mais pas plutôt enclenché le mouvement est arrêté suite à une passe en-avant (76’). Albi domine à nouveau et bénéficie de la dernière possession ; Thomas Fournil se positionne pour la tentative de drop. Le ballon s’élève bien mais la direction n’y est pas du tout. Graydon Staniforth relance depuis son en-but ; la rencontre se conclut sans aucune occasion d’essai sur un énième en avant ...

Score final : Stade Aurillacois 6 – 6 SC Albi

Le match nul n’arrange pas vraiment les affaires des Aurillacois qui perdent à l’issue d’un match cadenassé leurs derniers espoirs de qualification. Albi, à l’inverse, à y réfléchir, n’a pas fait une si mauvaise opération. Reléguant à neuf points les quatrièmes ex aequo que sont le Stade Montois et l’Union Bordeaux Bègles et à quatorze la Section Paloise sixième au classement, le SCA a aujourd’hui à trois journées de la fin du championnat l’assurance de participer à la phase finale et a fait un grand pas pour jouer sa demi-finale au Stadium Municipal.

Les Albigeois disposent maintenant d’un mois pour préparer cette échéance et les trois prochaines rencontres contre Auch, Carcassonne et Aix en Provence doivent leur permettre de corriger les imperfections et revisiter leurs gammes. En ayant occupé la première place la plus grande partie de la saison et réalisé à l’extérieur un parcours similaire à celui du LOU futur Champion de France de PRO D2, Albi peut en tirer quelques certitudes sur ses capacités et son potentiel à aller chercher le deuxième billet d’accession au TOP 14. Les joueurs et leur staff sont de formidables compétiteurs et tous sans exception y croient.Leurs dirigeants, à l’exemple de la renégociation des contrats, semblent plus partagés mais à eux d'être à la hauteur de cette formidable ambition … nul n’est parfait mais une équipe peut l’être !


Composition du XV de départ du SC Albi : Manca ; Poujol, Guitoune, Denêtre, Vainqueur ; (o) Sola, (m) Pages ; Bowker, (cap) Clément, Misse ; Van der Westhuysen, Tisseau; Prime, Ponnau, Frize.

Remplaçants : Sore, Saby, Guffroy, Oro, Carabignac, Fournil, Palis, Correia.

Entraîneurs : Broncan, Bacca





Page d'accueil | Matchs | Supporters | Se distraire | Actu du SCA | Archives | Forum et Tchat | Liens | Plan du site


A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire | albifun@albifun.fr

Retourner au contenu | Retourner au menu